La place du numérique dans l’Industrie

Monday 22 August
 

Au cours d’une révolution dans le monde de l’automatisme industriel, les évolutions technologiques engendrent une transformation des métiers de l’automatisme industriel. Ces évolutions transforment les expériences de physique et de l’instrumentation scientifique. (Lire la suite)

 

1. État des lieux  

a) L’avènement du numérique dans le secteur industriel  

Dans l’industrie 4.0, la production automatisée a connu un bond dans les années 70 notamment grâce à l’avènement de l’électronique, des télécommunications ou encore de l’informatique. Cette évolution a permis l’automatisation des processus de manière généralisée dans l’industrie. C’est le début de la robotique, de la flexibilité, des outils de production et de la production en grandes séries. Des secteurs industriels technologiquement très développés tels que la construction de machines et d’installations, l'automobile et l'électronique sont contraints de se transformer. Ainsi, la production se fait de plus en plus intelligente. Bon nombre d'entreprises de manufacture travaillent déjà avec les technologies industrielles 4.0 ou lancent des projets pilotes mis en place progressivement. Ces initiatives peuvent concerner les processus inhérents à la chaîne logistique, à la production ou à l’approvisionnement.  

L'objectif à long terme consiste à créer des usines intelligentes, qui permettent une flexibilisation maximale de la production, pour la fabrication à la pièce ou en série. Cependant des scénarios d’application au-delà du secteur de la production jouent également un rôle important dans les projets de transformation de ces entreprises. C’est seulement une fois qu’une chaîne de processus a été correctement optimisée que l’usine intelligente peut déployer tous ses avantages.

En 2020, l’utilisation des dispositifs interconnectés était déjà bien ancrée dans les entreprises.

b) L’industrie 4.0 aujourd’hui  

Nous vivons aujourd’hui une nouvelle révolution industrielle basée sur le rapprochement des usines avec le monde de l’Internet au sens large. Cette révolution est très souvent appelée “Industrie 4.0”. Les technologies digitales, internet et les usages du numérique arrivent massivement dans le monde professionnel.  

La révolution de l’industrie 4.0 s'est faite grâce à une avance technologique importante notamment sur l’électricité ou l’informatique. Ces différentes technologies vont apporter de réels gains au sein d’une entreprise, chacune dans un domaine ou sur un sujet particulier, permettant ainsi d’améliorer le système productif :  

  • La réalité augmentée  
  • L’internet des objets  
  • La fabrication additive  
  • Le Big Data  
  • Le Cloud computing  
  • La simulation  
  • Reproduction sensorielle  
  • L’intelligence artificielle
  • Jumeaux numériques  
  • La cybersécurité  
  • La maintenance prédictive  

L’automatisme (ensemble des technologies utilisant l’électronique, l’électrotechnique, la mécanique, l’informatique et la télécommunication afin de concevoir des machines ou des processus automatisés qui peuvent fonctionner sans intervention humaine) est à la croisée de ces différents secteurs. Il existe des spécialités pour désigner l’automatisme comme : l’informatique industrielle, la mécatronique, la robotique. Ainsi, il se retrouve dans la majorité des secteurs de l’agroalimentaire jusqu’aux grands systèmes scientifiques. Au travers de ces secteurs, l’automatisme est un moyen performant, de faire mieux et plus rapidement une tâche qu’un être humain. Cette définition prend tout son sens, dans un monde ultra-connecté, où il faut traiter en même temps des milliers de capteurs connectés.  

Dans l'industrie, l'activité reste stable en juin 2022. L'industrie pharmaceutique et le caoutchouc-plastique enregistrent de fortes progressions, alors que la fabrication de machines et équipements et la chimie s'inscrivent en recul par rapport au mois précédent. Selon les chefs d'entreprise interrogés, la hausse des prix des matières premières, comme celle des produits finis, ralentit de nouveau ce mois-ci, à un niveau cependant encore élevé. L'activité aurait dû se replier légèrement en juillet, mais ces perspectives demeurent entourées d'un niveau élevé d'incertitude.  

En juin 2022, les prix de production de l’industrie française augmentent de +1,4% sur un mois (face à +0,2% en mai) : ceux destinés au marché français rebondissent à +1,3% après -0,3% tandis que ceux destinés aux marchés extérieurs accélèrent à +2,1% après +1,1%) .  

Sur un an, les prix de production de l’industrie française continuent d’augmenter fortement (+25% en juin après +24,6%). Aussi, même si l’activité était stable dans l’industrie, conformément aux anticipations exprimées par les chefs d’entreprise le mois dernier, les évolutions sont toutefois contrastées selon les secteurs. Les soldes d’opinion relatifs à la production en juin indiquent de bonnes progressions dans l’industrie pharmaceutique et le caoutchouc-plastique. À l’inverse, les machines et équipements et la chimie s’inscrivent en recul par rapport au mois précédent.  

Dans l’ensemble de l’industrie, le taux d’utilisation des capacités de production se maintient à 79% en juin. Dans la plupart des secteurs, il évolue peu et se situe au-dessus de sa moyenne historique, à l’exception principale de l’aéronautique et autres transports (écart de – 5 points), et de l’automobile (écart de – 3 points).  

Aussi en juin 2022, l’activité est stable dans l’industrie. Les évolutions sont toutefois constatées selon les secteurs notamment pour les services marchands et le bâtiment. (Les soldes d’opinion relatifs à la production en juin indiquent de bonnes progressions dans l’industrie pharmaceutique et le caoutchouc-plastique. À l’inverse, les machines et équipements et la chimie s’inscrivent en recul par rapport au mois précédent.)

 

2. Perspectives d’amélioration  

a) La transition digitale vers une usine intelligente.  

Marqué par la guerre en Ukraine et les fortes tensions sur les marchés des matières premières, l’activité continue de résister même si les chefs d'entreprises font état de perspectives en demi-teinte. Pour bénéficier d’une dynamique maximale dans l’industrie de transformation, l’automatisation, les technologies de communication, le développement de logiciels, la transformation numérique, l’analyse de données et l’électronique doivent s’effectuer en étroite interaction.  

L’automatisation par l’informatique, doit fonctionner de façon fiable et s’adapter aux exigences de l’évolution des processus avec flexibilité. Il faut pour cela des réseaux de campus 5G, qui permettent l’échange de données en temps réel avec de très faibles temps de latence.  

Autres initiatives judicieuses permettant un pilotage prévisionnel : la mise en réseau des machines, la gestion des données depuis le cloud et l’analyse big data en temps réel.  

Aujourd’hui les échanges de données sont donc plus rapides et plus sécurisés. Ainsi l’usine intelligente connecte les processus de fabrication et la logistique. La croissance estimée par les conseillers stratégiques de McKinsey pour l’Allemagne d’ici 2025 si les entreprises misent sur le concept de Smart Factory est de 200M d’€.  

Les chaînes de livraison et les réseaux de production sont si complexes que plus aucune entreprise n’est en mesure de les mettre en œuvre seule. Généralement, les entreprises manufacturières empruntent cette voie pas à pas.  

Selon certains chefs d’entreprise participant à l’enquête réalisée par la Banque de France en juillet 2022, l’activité au mois de juin est stable dans l'industrie et a légèrement progressé dans les services marchands couverts par l’enquête et le bâtiment.  

Pour le mois de juillet, l’activité serait en léger repli dans l’industrie et progresserait modérément dans les services marchands, elle évoluerait peu dans le bâtiment. Ces perspectives restent toutefois entourées d’une incertitude significative pour chacun des trois grands secteurs.  

Les difficultés d’approvisionnement se tassent légèrement mais restent élevées dans l’industrie (59% en juin après 61% en mai) et le bâtiment (52%, après 55%).  

Dans l’ensemble de l’industrie, le taux d’utilisation des capacités de production se maintient à 79 % en juin. Dans la plupart des secteurs, il évolue peu et se situe au-dessus de sa moyenne historique, à l’exception principale de l’aéronautique et autres transports (écart de -5 points), et de l’automobile (écart de -3 points).  

Dans les services marchands, l’activité continue de progresser en juin mais plus lentement, comme l’avaient anticipé les chefs d’entreprise.  

Alors que le mois dernier les chefs d’entreprise anticipaient un repli, le secteur du bâtiment progresse légèrement en juin, tant dans le gros œuvre que le second œuvre.  

Pour le mois de juillet, les industriels interrogés anticipent globalement un léger recul de leur activité. Ce dernier résulterait essentiellement de perspectives dégradées dans la filière automobile et la chimie, la plupart des autres secteurs anticipant une progression, et tout particulièrement dans le textile-habillement-chaussures, la pharmacie et les équipements électriques.

L’indicateur mensuel d’incertitude, construit à partir d’une analyse textuelle des commentaires des entreprises interrogées par la Banque de France, indique une stabilisation des incertitudes en juin dans l’industrie, couplée à un recul marqué dans le bâtiment. Dans ces deux secteurs, les mentions des effets à court terme de la guerre en Ukraine semblent moins fréquentes qu’au début du conflit. En revanche, les inquiétudes restent nombreuses à l’horizon du quatrième trimestre  

Les incertitudes repartent à la hausse, sous l’effet combiné de la recrudescence de l’épidémie (7ème vague), de difficultés de recrutement renforcées et d’inquiétudes quant à l’évolution de la demande dans un contexte de forte inflation. L’indicateur converge ainsi, entre les trois grands secteurs, à un niveau relativement élevé par rapport à sa moyenne.  

b) Quelle place pour l’humain ?  

La principale limite n’est plus la technologie mais l’humain, pour accepter l’ère du numérique. C’est une profonde « conduite du changement » qui est donc à opérer dans les entreprises afin de faire naître les usines du futur.  

L’homme confère et ajoute de la valeur aux données obtenues par le développement des nouvelles technologies. Il reste porteur de décisions, d’optimisation des processus et de prévention d’anomalies éventuelles. Des caractéristiques propres aux hommes telles que le discernement et la raison rendent l’interaction humaine primordiale dans le développement des technologies.  

Deux attraits supplémentaires pour la digitalisation des procédures sont le transfert des compétences et la transversalité du management. L’implication de l’humain, à tout niveau de responsabilités dans l’entreprise reste un levier important dans la conduite du changement de l’industrie du futur. Réussir à impliquer les employés et managers dans les changements industriels permettra de réduire les craintes de suppression d’emploi.  

Redéfinir le potentiel humain par l’avancée technologique est influent quant à l’évolution de l’entreprise.  

Pour beaucoup d'entreprises, il est important d’allier intelligence humaine et intelligence artificielle. C’est le principe de la Smart Factory.  

Confrontés à une pression croissante sur les prix et à la tendance de la personnalisation, en raison de la mondialisation et de la radicalisation de la concurrence, il est nécessaire de gagner en efficacité au niveau du personnel et des machines. La notion d’industrie du futur peut être perçue de manière négative par les salariés puisqu’elle est souvent associée à, in fine, une réduction d’effectif. La place de l’homme dans l’industrie du futur correspond à la réussite de la transformation et l’acceptation des salariés : il faut donner du sens au projet ; ne plus réfléchir à « qu’est-ce que je produis » mais à « pourquoi je le produis et comment ». Dans le cadre de la transformation numérique, les produits et business models doivent être redéfinis tout comme les processus de développement, de production et de logistique peuvent être encore optimisés.  

En juillet 2022, les difficultés de recrutement augmentent significativement (+3 points), pour s’établir à 58%

 

 

Les chiffres

63 %

des entreprises de plus de 20 salariés perçoivent la transformation numérique comme une opportunité.

70 %

des ETI (Entreprise de Taille Intermédiaire) utilisent un ou plusieurs canaux digitaux pour commercialiser leurs produits ou services.

76 %

des entreprises considèrent la stratégie de connaissance client via les outils numériques comme primordiale voire obligatoire.

60%

des ETI interrogées reconnaissent que le digital contribue à leur CA

53%

des entreprises considèrent le digital comme un moyen de développer le commerce local

50%

des entreprises interrogées perçoivent le numérique comme un moyen de garantir / sauvegarder leur activité

48%

des entreprises interrogées considèrent que le numérique leur permet d’améliorer la satisfaction et la fidélisation des clients


22/08/2022

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