Écologie industrielle et efficacité énergétique

Monday 30 May

En moyenne, les industriels attendent un retour sur investissement inférieur à 3 ans et ont besoin d’être confortés sur le gain attendu. Quantifier et vérifier le gain énergétique est un enjeu majeur. Les actions de performance énergétique peuvent être abordées sous des angles différents : l’efficience de la ligne de production, le gain énergétique ou environnemental, l’amélioration de la marge opérationnelle etc.

Les installations industrielles françaises affichent une moyenne d’âge de 15 ans : leur modernisation constitue aujourd’hui un véritable enjeu de compétitivité qui s’inscrit au cœur des ambitions de réindustrialisation du pays et d’accélération vers la neutralité carbone de nos industries.

La conception même des équipements industriels a fortement évolué ces dernières années pour intégrer systématiquement la réduction de la facture énergétique et de l’impact environnemental dans leur développement. Les aides de l’Etat se sont d’ailleurs révélées fortement incitatives pour accompagner les industriels sur le sujet. Aujourd’hui, l’essor de l’industrie 4.0 fait la part belle aux innovations technologiques qui associent gain de productivité, amélioration de la compétitivité et réponse à l’urgence climatique pour accompagner la transformation de l’industrie française, à laquelle Bosch Rexroth souhaite activement contribuer.

Selon le rapport du GIEC d’avril 2022, les niveaux actuels d’investissement dans tous les secteurs et dans toutes les régions sont de trois à six fois inférieurs à ce qu’il faudrait entre 2020 et 2030 pour limiter le réchauffement à + 1,5 0C ou même + 2 0C.  

Le problème est que les investissements à réaliser doivent être engagés au plus vite et que, en grande partie, ils ne seront pas assez rentables ou le deviendront à un horizon long. Se pencher sur la problématique de leur financement permet de comprendre pourquoi la transition écologique avance si peu et invite à se tourner vers des solutions innovantes.

 

Cas de la rénovation thermique des bâtiments

D’abord, ce sont des investissements indispensables. Ils constituent un axe prioritaire du volet transition écologique du plan de relance européen. Le secteur du bâtiment compte à lui seul pour 40 % de la consommation d’énergie en Europe et pour 36 % des émissions de gaz à effet de serre (20 % en France). Les trois quarts du parc immobilier européen ont un faible niveau d’efficacité énergétique. Sans une décarbonation active de ce secteur et une amélioration drastique de sa performance énergétique, les objectifs que se sont fixés les pays de l’Union européenne de réduire de 55 % les émissions de gaz à effets de serre d’ici à 2030 et d’atteindre la neutralité climatique à l’horizon 2050 ne seront pas tenus.  

Ensuite, ce sont des investissements massifs. Dans sa stratégie « Renovation Wave », la Commission européenne estime à 275 milliards d’euros par an d’ici à 2030 le montant des investissements supplémentaires à réaliser dans la rénovation des bâtiments dans l’UE, soit un total de 3 500 milliards d’euros. C’est le plus grand déficit d’investissement dans le domaine du climat, tous secteurs confondus, selon le think tank européen E3G. Les plans nationaux de relance et de résilience, mobilisant les fonds du plan de relance européen, cherchent à le combler dans chaque pays de l’Union européenne.

 

Limites planétaires et humaines

On peut en effet identifier 3 profils de rentabilité parmi les investissements nécessaires à la transition écologique.  

Le premier est celui d’investissements normalement rentables, la transition faisant émerger des modèles économiques viables à court ou moyen terme. Les capitaux privés se dirigent vers ces investissements, parfois après des subventions dans la phase de démarrage pour permettre la maturation des technologies, comme dans le cas des tarifs d’achat pour les énergies renouvelables.

Le deuxième profil présente une rentabilité incertaine ou à long terme (30 à 40 ans). C’est celui des investissements dans la rénovation thermique ou dans la mobilité durable, comme le développement du fret ferroviaire. Leur financement suppose des investisseurs très patients, tels que des banques publiques de développement, ou très aidés par des subventions ou par des garanties publiques.  

Le troisième profil est celui d’investissements, ou plus exactement de dépenses, souvent sans rentabilité financière, mais tout aussi indispensables. Cela concerne l’adaptation des infrastructures routières et ferroviaires pour transformer nos mobilités, la dépollution, la protection de la biodiversité, la formation, les mesures de compensation et d’accompagnement pour une « transition juste », etc.

La crise écologique exige des réponses innovantes.

Source : Le Monde

 

Chiffres clés

81 millions de tonnes eq. CO2 émises en 2017 par l’industrie française. L’industrie est le 4ème secteur le plus émetteur, avec 18% des émissions, derrière les transports, le résidentiel tertiaire et l’agriculture (source : Ministère de la transition Ecologique et Solidaire)

Plan France Relance 2020-2022

35 milliards d’euros sont consacrés à l’industrie, autour de l’écologie, de la compétitivité, de la souveraineté et de la cohésion.

1.2 milliards d’euros seront consacrés à la décarbonation des procédés

(source : France Relance)

-40%

Objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre 1990-2030

-53%

Objectif de réduction de la consommation des ressources primaires en 2025, avec l’économie circulaire (source : Fondation Ellen MacArthur)

80%

De l’impact environnemental des produits sont définis dans la phase de conception (source : étude INEC & OPEO)

1.5 milliard d’euros

Est le montant engagé par l’Agence de la Transition Ecologique (ADEME) en 2021 pour accélérer la transition écologique. 7388 projets soutenus par l’ADEME sur l’ensemble du territoire. (Source : actu-environnement.com)

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

496 900 permis de construire délivrés en France entre avril 2021 et mars 2022 pour la construction de logements neufs, dans le respect de la réglementation RE2020 en vigueur depuis le 1er janvier 2022, qui oblige à mieux isoler les nouveaux logements contre le froid et la chaleur et à modérer leur impact sur le climat, et dans le respect de l’objectif zéro artificialisation nette de la loi Climat et Résilience, qui vise à diviser par 2 le rythme de grignotage des espaces naturels. (Source :  ministère de la transition écologique)

Plus de 7200 friches (industrielles, commerciales, et habitats) recensées à l’échelle nationale. Ce recensement vise à aider les porteurs de projets à localiser et caractériser les friches pour les réutiliser et ainsi réduire l’artificialisation des sols. (Source : centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement CEREMA)

4,5 milliards de cartes SIM vendues chaque année. Pour réduire la production du plastique nécessaire à leur fabrication, THALES et VEOLIA s’associent pour produire des « eco-SIM » à partir de réfrigérateurs usagés et recyclés, qui permettrait d’éviter la production de 5000 tonnes de plastique vierge chaque année (source : Christelle Toureille, Directrice carte SIM chez THALES)

RENAULT se lance dans la première usine européenne d’économie circulaire consacrée à la mobilité (Usine de Flins). En 2024, l’usine sera divisée en 4 pôles : Re-Cycle, Re-Energy, Re-Trofit et Re-Start (source : business.ladn.eu)

La France compte aujourd’hui 82 monnaies locales complémentaires à l’Euro. Selon le Mouvement Sol, les monnaies locales accélèrent la transition écologique : « Nous avons déjà mesuré l’impact social des monnaies locales dans différentes catégories de la vie en société : la citoyenneté, la solidarité, l’écologie, l’économie et les dynamiques territoriales. Une monnaie locale est un outil de transformation ».

SAFRAN et ENGIE investissent dans une Start-up, INERATEC, qui produit des carburants synthétiques neutres en carbone, se substituants aux carburants d’origine fossile. Ineratec a déjà déployé 13 modules pilotes de production d'e-carburants pour différentes applications et a inauguré un premier module dédié au carburant aérien durable. (Source : business.ladn.eu)

Air France-KLM, Total, Groupe ADP et Airbus se mobilisent pour la décarbonation du transport aérien et réalisent le premier vol long-courrier avec du carburant aérien durable (SAF : « Sustainable Aviation Fuel » ) produit en France : Le vol Air France 342 a décollé le 18 mai 2021 à 15h40 du Terminal 2E de l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle à destination de Montréal (Canada) en emportant pour la première fois dans ses réservoirs du carburant aérien durable produit par Total dans ses usines françaises. (Source : business.ladn.eu)


30/05/2022

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